Les Meilleurs Assistants Personnels Vocaux en 2018 – Guide & Avis

Les assistants personnels sont assurément le sujet à la mode en 2018. La question des assistants personnels vocaux est plus d’actualité que jamais, avec l’arrivée de ces derniers sur les produits qui nous entourent. On parle de plus en plus de Google Assistant, d’Amazon Alexa et des autres. Découvrez notre guide d’achat 2018 des assistants personnels. Ok Google, c’est parti.

La guerre des assistants personnels vocaux est lancée. Depuis qu’Apple a révélé Siri au monde entier en 2011, la plupart des géants de l’informatique s’est lancé le défi de créer l’assistant personnel vocal le plus performant pour les consommateurs. En 2018, la concurrence est plus rude que jamais.

Qu’est-ce qu’un assistant personnel ?

Avant d’avancer un peu plus, une rapide explication sur la fonction d’un assistant personnel est peut-être de rigueur.

Un assistant personnel vocal, comme son nom l’indique, est un système avec lequel on interagit principalement oralement. Il permet de retranscrire textuellement des informations fournies oralement. Un assistant personnel va plus loin que ça. En sa qualité « d’assistant », son but est de nous fournir les informations les plus pertinentes désirées par son utilisateur.

Un exemple très simple est celui de la commande vocale. En demandant à son smartphone : “Appelle Paul sur son mobile”, ce dernier va automatiquement composer le bon numéro. Mais, dans l’idéal, les actions effectuées et informations présentées devraient être bien plus complexes. Comme à un réel assistant, nous pourrons alors demander à nos ordinateurs de poche : Trouve une chambre de 2 personnes disponible du 12 mars au 2 avril à Barcelone et envoie les propositions aux membres du groupe Facebook “Vacances 2018”.

Voilà, en résumé, quelle devrait être la fonction d’un assistant personnel : répondre aux besoins de son utilisateur en lui proposant des actions et des informations pertinentes, à sa demande ou non.

Actuellement, il existe nombre d’assistants vocaux et personnels, comme Assistant, de Google, Microsoft Cortana ou encore Siri sur les appareils Apple. Chaque assistant propose son lot d’actions, ce qui permet à chacun de se démarquer de la concurrence.

Une adoption d’un assistant personnel à grande échelle permettrait à son propriétaire de glaner énormément d’informations, ce qui lui serait très profitable. En permettant de connaître les besoins de millions d’utilisateurs, il est possible de développer des services calibrés pour, ou proposer des produits de manière plus pertinente. Ce ne serait plus de la publicité ciblée, mais de la publicité sur mesure. Ceci explique probablement pourquoi tous les grands de l’informatique cherchent à proposer le meilleur assistant personnel.

Comment choisir un assistant personnel ?


Les critères principaux sont, selon nous :

  • Les applications compatibles
  • La qualité du son
  • Le design
  • Le prix
  • La qualité de détection

Ensuite il faut peser l’importance de chacun de ces points en fonction de vos besoins et installations domotique. Pour aller plus loin, on vous conseille fortement de prendre du temps pour regarder des vidéos et des tests. Dans tous les cas, l’année 2017 a marqué un tournant pour ce marché jeune, les enceintes vocales sont de plus en plus populaires et, contrairement aux montres et bracelets connectés, une fois achetés, ils sont utilisés au quotidien par leurs utilisateurs et aujourd’hui l’intelligence artificielle permet de proposer des réponses de plus en plus adaptées à  chaque utilisateur.

Quel est le meilleur assistant personnel vocal pour 2018 ?


1. L’enceinte connectée Amazon Echo

amazon-echo-franceAmazon Echo, c’est une enceinte intelligente en forme de cylindre branchée sur secteur. Haute de 23,5 cm, elle possède un puissant haut-parleur et sept micros intégrés. L’enceinte offre de bonnes basses pour un son optimal diffusé à 360°, c’est à dire dans toute la pièce. Vous pourrez aisément vous laisser submerger par la musique confortablement installé dans votre canapé. Echo peut évidemment être directement relié à iTunes, Pandora et Spotify. Les sept micros vous permettront d’être entendu de n’importe quel coin et d’interagir avec l’appareil dès lors que vous prononcez le mot magique. Non pas “Sésame ouvre-toi”, mais tout simplement « Alexa ». Un nom que vous pouvez changer à votre guise. Pourquoi pas ne pas l’appeler comme votre ancien animal de compagnie Rex, Princesse ou votre personnage de dessin animé préféré, Kuzco, Stitch ou même Daffy Duck ?

Le tout se connecte au WiFi de la maison et se configure avec une application Android ou iOS.

Même s’il y a de la musique Amazon Echo vous entendra, car il entend tout et tout le temps. En effet, ses micros ne s’éteignent jamais. Vous êtes connecté après tout, pourquoi vous soucier de votre vie privée ? Mais pas de panique, si vous ne voulez pas que la dispute qui vous a conduit au divorce soit enregistrée, vous n’avez qu’à vous rendre dans les paramètres et supprimer les fichiers. C’est toujours bon à savoir.

Et si vous vivez seul, vous pouvez converser avec Alexa. Elle comprend tout ce que vous dites, tant que vous utilisez un langage simple et courant. Restez poli aussi, c’est quand même mieux. Les machines aussi ont droit au respect après tout. Et l’assistant intelligent vous apprendra aussi des choses. Il vous donne la météo, diffuse les flash infos à la demande, enregistre votre liste de course, et peut même faire vos recherches sur Wikipedia à votre place. Dites “Alexa” et de sa douce voix, elle vous dira tout ce que vous voulez savoir. Plus besoin non plus d’avoir votre agenda sur vous puisqu’elle enregistre pour vous vos rendez-vous et vous les rappellera en temps et en heure.

Et ce n’est pas tout ! Amazon Echo peut également contrôler à distance tous vos autres objets connectés : allumer ou éteindre votre éclairage (notamment les ampoules Philips HUE, par la voix), contrôler vos alarmes, votre chauffage… Elle fera intégralement partie de votre quotidien et pourra vite devenir aussi indispensable qu’un membre de votre famille et peut-être même plus utile.

Comme Amazon Echo entend toujours tout, il peut anticiper vos besoins et vos désirs. Un atout considérable par rapport à ses concurrents directs, Siri de Apple, Google Now ou même Cortana de Microsoft. Echo permet aussi d’effectuer des achats instantanés. Bonne nouvelle pour les acheteurs compulsifs. Et pour les plus avares, vous pouvez demander à avoir un code de confirmation avant de valider vos achats ou tout simplement enlever la fonction d’achat instantané. Vous ferez ainsi moins d’achats spontanés et votre porte-monnaie n’en restera que plus garni. Même si cette fonctionnalité ne concerne pour le moment que les clients de la banque américaine Capital One, les détenteurs de l’assistant intelligent pourront payer leurs factures et administrer leurs comptes bancaires en conversant avec Alexa.

Vous vous posez des questions sur le coup de froid que votre enfant a pris, ou vous ne savez tout simplement pas interpréter les symptômes? Eh bien Alexa pourra vous aider. Ce sont des médecins de l’hôpital des enfants de Boston qui ont développé cette nouvelle fonctionnalité pour Amazon. Fièvre, courbatures, maux de tête… Amazon Echo pourra vous donner des conseils pour l’auto médication en fonction de l’âge et du poids de votre enfant. Mais on ne vous le dira jamais assez, il vaut mieux aller voir votre médecin traitant : la personne la mieux placée pour soigner votre bambin.

L’Amazon Echo étend sa gamme

L’assistant intelligent s’est fait deux nouveaux amis plus petits et moins chers. L’Amazon DOT et Amazon Tap, tous les deux assortis d’Alexa, l’intelligence artificielle de la société. Le Dot est une version tronquée de son grand frère, l’Echo. Et le petit dernier de la gamme bénéficie également d’Alexa (l’assistant intelligent). Rond également, il prend la forme d’un palet de hockey. Moins cher : il coûte en effet 89,99 dollars mais n’est disponible à l’achat que depuis votre Echo avec l’assistant intelligent Alexa. Donc pour obtenir un Dot à placer dans une autre pièce de votre maison, il faut déjà disposer de son grand frère.

Amazon Dot

Le Tap prend lui aussi en charge les commandes vocales Alexa. Mais contrairement à l’Echo ou le Dot, vous aurez besoin d’appuyer sur le bouton micro pour lancer la reconnaissance vocale. L’Amazon Tap synchronise également vos playslits Spotify via votre réseau WiFi sans avoir à les synchroniser avec un smartphone. Le haut-parleur Bluetooth et WiFi est déjà disponible pour 129,99$.

Amazon Tap, l’enceinte Bluetooth Connectée

 

Amazon ne compte pas s’arrêter là et annonce une nouvelle gamme d’enceintes, l’Amazon Echo, Echo Plus et Echo Spot.


amazon-echo-plus

2. Amazon Echo Plus

Une enceinte plus grande avec un son plus fort que son aîné. Cette nouvelle enceinte connectée est plus imposante que la précédente, 2,35 centimètres contre 1,48, avec un son de meilleure qualité. Elle détecte aussi tous les objets intelligents de la maison et se connecte à eux de manière autonome s’ils sont compatibles.

Comme sa grande sœur, la qualité audio n’est pas exceptionnelle mais en tout cas suffisante pour emplir une pièce avec un son correct. En prime, on peut désormais la brancher à son système audio existant via le Bluetooth ou la sortie auxiliaire 3,5mm. Le design a pas mal évolué, en mieux, et propose plusieurs finitions. Pour être clair, cette nouvelle Echo n’est pas plus « intelligente » que la première et fait exactement les mêmes choses. Mais la liste des capacités ne cesse de s’agrandir grâce aux « compétences » qui s’ajoutent via des mises à jour et l’intégration de services tiers. Bref, c’est une nouvelle Echo, plus jolie et moins chère.

La nouvelle Echo est plus petite que le modèle initial et propose de choisir entre différentes finitions. La version de base est recouverte d’un tissu gris décliné en trois nuances. Il existe par ailleurs des coques optionnelles (20 dollars) rigides en finition argentée ou en bois façon chêne clair ou noyer. Changer de coque est aussi simple que sur un smartphone : on fait sortir l’enceinte de son enveloppe en poussant depuis la partie inférieure puis on la glisse dans son nouvel écrin en effectuant un quart de tour pour la verrouiller.

Alexa a tout de même eu droit à quelques améliorations au niveau de l’application elle-même, avec notamment la possibilité de piloter directement des systèmes domotiques (éclairage et serrure connectée). On peut par exemple créer des scénarios pour déclencher une succession d’actions. Par exemple, dire « Alexa, bonne nuit » pourrait verrouiller la porte, éteindre la télévision, les lumières et allumer un chauffage branché sur une prise connectée. Autre évolution intéressante à signaler, on peut désormais assigner une enceinte Echo à un groupe de lumières, ce permet de contrôler l’éclairage dans différentes zones de l’habitat si l’on possède plusieurs enceintes. Précisons que cette fonctionnalité est disponible pour tous les modèles de la gamme Echo.

Avec ce nouveau design plus compact et personnalisable, Amazon cible la principale concurrente actuelle de l’Echo, à savoir la Google Home qui elle est disponible en France.

Les plus : Plusieurs finitions au choix plus jolies que le modèle original, toujours aussi futée mais beaucoup moins chère, la sortie auxiliaire qui permet de la brancher à un système audio existant, la détection de la voix légèrement améliorée

Les moins : Toujours pas disponible en France, les performances audio sont décentes pour écouter de la musique de façon occasionnelle, mais on est loin de la qualité d’enceintes hifi, la bague de contrôle du volume du modèle initial remplacée par des boutons hérités de l’Echo Dot.


3. Amazon Echo Spot : Avec Echo Spot, l’entreprise ajoute l’image au son.

amazon-spotAmazon n’en finit pas de proposer des solutions annexes pour contrôler son désormais célèbre assistant domotique maison Alexa. Le dernier produit en date se nomme Echo Spot et adopte la forme d’un petit réveil, connecté à Internet en Wi-Fi. Il dispose également d’une connexion Bluetooth ainsi que d’une sortie jack 3,5 mm. Echo Spot est équipé d’un écran rond de 5 cm de diamètre (2,4 pouces) et pour parfaire l’illusion, ce dernier peut accueillir un fond d’écran simulant un réveil. Bien évidemment, Amazon prévoit beaucoup d’autres usages pour son Spot : l’utilisateur peut décider d’afficher son planning de la journée, l’éphéméride, la météo…

Le réveil d’Amazon ne se contente pas d’images fixes et, en plus de ses capacités audio (Amazon a équipé son petit dernier d’un haut-parleur), il est capable de diffuser des vidéos. Finalement, la seule limite semble être le nombre de skills disponibles : rappelons qu’Amazon en a recensé plus de 15 000 récemment.

Sur le dessus d’Echo Spot, on trouve un panneau de commande sommaire, composé de trois boutons physiques pour régler le volume et activer ou désactiver la caméra en façade ainsi que le microphone. En effet, tout comme il le fait pour contrôler l’enceinte Amazon Echo et ses déclinaisons, c’est principalement par la voix que l’utilisateur pilote le réveil ainsi que d’autres objets connectés de la maison qui peuvent être utilisés via Alexa : les ampoules Hue, les caméras de surveillance Arlo, certains aspirateurs-robots Neato…

L’assistant domestique Alexa n’a toujours pas été déployé dans l’Hexagone, et Echo Spot revêt donc un intérêt tout relatif pour les utilisateurs français. Dans un premier temps, il sera distribué aux États-Unis au tarif de 130 $.

Echo disponible en France ?

Amazon Echo n’est pas disponible à la vente en France mais pour pallier à ce problème, Amazon a eu une idée. Le site marchand américain va permettre à quiconque voulant intégrer Alexa à son objet connecté de le faire gratuitement. Alexa Voice Service, la technologie intégrée au boîtier Echo, sera mis à disposition des développeurs tiers. Ils pourront l’intégrer à leurs objets (équipés d’un micro, d’un haut-parleur et d’une connexion internet) en ajoutant quelques lignes de code à leur logiciel. Amazon lance également plusieurs API (interfaces de programmation), les Alexa Skill Kits, pour permettre aux développeurs de donner de nouvelles fonctionnalités à l’outil.

Les assistants intelligents sont de plus en plus présents sur le marché mais ils pourraient vite devenir dépassés. Les Japonais en sont déjà à développer la première assistante-hologramme virtuelle. L’hologramme Azuma Hikari présente une assistance virtuelle en 3D, conçue pour apporter une aide personnalisée aux particuliers dans leur vie quotidienne.


4. Un nouveau challenger de poids : L’enceinte connectée Google Home

Arrivé bien après le modèle d’Amazon, le Google Home n’en reste pas moins un concurrent très sérieux. La principale raison à cela est son lien direct avec le célèbre moteur de recherche de la firme qui rend l’interaction vocale beaucoup plus intéressante. Difficile d’avoir des informations sur ses ventes, les rumeurs disent qu’elles auraient quadruplées en deux jours, la veille de Noël.

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Le mois d’août 2017, Google a lancé le Google Home en France. Google Assistant est donc disponible en français ce qui permet à la firme de Mountain View de s’inviter dans votre maison.

Disponible en France depuis le 3 août, le Google Home est le premier assistant personnel à parler français. Aux Etats-Unis, l’appareil est concurrencé par l’Amazon Echo qui connaît un franc succès. Dans l’Hexagone, la question de la concurrence ne se pose donc pas pour la firme de Mountain View.

Google Home, c’est quoi ?

« Google est ton ami ». Cette phrase, nous l’avons tous entendue au moins une fois. Le géant américain s’est invité dans notre quotidien en plusieurs étapes depuis des années. Son outil le plus connu est évidemment son moteur de recherche. Chaque jour, des milliards de recherches y sont faites, pour à peu près tout et n’importe quoi.

Nous avons même développé une sorte de « réflexe Google ». Dès que nous ne savons pas quelque chose, que nous avons un doute ou qu’un débat fait rage, Google a la réponse. Aujourd’hui, pour accéder aux services de la firme, nous avons pour interface privilégiée un écran : ordinateur, smartphone, tablette, montre connectée.

Mais l’avenir réside dans les assistants personnels, l’intelligence artificielle, et Google ne compte pas laisser les concurrents le devancer. Ainsi, l’entreprise a développé Google Assistant, une intelligence artificielle capable de répondre à vos questions ou d’effectuer des actions sur simple demande par la voix. Si l’on devait résumer en une phrase ce qu’est le Google Home voici ce que l’on dirait : Google Home est une enceinte intégrant l’intelligence artificielle Google Assistant que l’on contrôle par la voix pour effectuer des recherches ou effectuer certaines actions.

Avec Google Home, le géant américain s’invite littéralement chez vous, dans votre maison ou votre appartement. Il vous permet de tout faire ou presque par simple demande vocale : contrôler les lumières, la musique, la TV, vos agendas, et tous les objets compatibles permettant de connecter votre maison. La domotique grand public, simple et efficace.

Pour y parvenir, Google se connecte à tous ses services dans le cloud. Le Google Home est équipé de deux micros qui capteront tout ce que vous dites. Attention, je rassure tout de suite ceux qui déplorent le côté intrusif de l’objet : les données ne sont récupérées que lorsque vous dites « ok Google » ou « dis Google ». C’est en tout cas ce qu’assure la firme.

Ce qui surprend dès la sortie de la boîte, c’est le design du Google Home. La firme de Mountain View fait une proposition très élégante avec un produit compact et résolument design. Un indispensable pour ce genre de produit puisque le Google Home doit s’intégrer parfaitement dans votre mobilier. Il peut aussi bien se retrouver dans un salon, qu’une cuisine ou une chambre. Le Google Home doit donc être à la fois élégant et passe partout.

Le Google Home est disponible uniquement en blanc pour la partie supérieure, avec un choix de couleurs pour la partie inférieure, l’habillage de l’enceinte. L’enceinte se contrôle quasi exclusivement par la voix à l’exception de quelques fonctionnalités. La surface supérieure du Google Home est tactile et permet de contrôler le volume du son et la musique (pause, lecture etc.). Des lumières sont également visibles sur cette surface. Dès que l’on interpelle Google Assistant, ces lumières s’allument.

Sur le dessus, on distingue également deux micros qui peuvent vous entendre (sans crier) à plus de 8 mètres, c’est impressionnant, notamment parce que les micros parviennent à capter le son de votre voix même lorsqu’il y a un bruit ambiant (discussions, TV, musique etc.).

Si le Google Home entend bien, il parle aussi assez fort. L’appareil est équipé d’un haut-parleur de 10 W ce qui lui permet de faire office d’enceinte sans aucun problème. Évidemment, il ne s’agit pas d’un produit dédié uniquement à la musique, il ne fera donc pas de miracle. Mais le son émis est assez puissant pour un si petit objet. A qualité n’est pas optimale, avec un équilibre des aiguës, medium et basse parfois hasardeux. Mais on s’en contente volontiers et le résultat est plutôt bon.

Google Home : les prémices de la maison connectée

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Au-delà de la gestion du multimédia, Google Home peut contrôler bien d’autres objets. On peut par exemple parler des ampoules connectées Philips Hue. Si vous en êtes équipés vous allez pouvoir demander à Google Home de les allumer, de les éteindre, de changer de couleur.

Il est même possible d’utiliser une application d’automatisation de type IFTTT permettant de mettre en place des scénarios. Par exemple, vous demandez à Google Home de lancer Netflix, automatiquement les ampoules changeront d’intensité pour vous offrir une ambiance plus « chill ». Vous pouvez lui dire « Ok Google, bonne nuit ! » et l’assistant vérifiera que toutes les lumières sont bien éteintes. Si ce n’est pas les cas, il les éteindra. Ce ne sont que les prémices de la domotique, de la maison connectée de demain, mais les perspectives sont impressionnantes. On peut facilement imaginer des modules que l’on branche sur les prises, que l’on connecte aux portes afin d’automatiser complètement la maison. Cela existe déjà mais n’est pas encore démocratisé. Il suffirait que Google lance quelques accessoires compatibles pour faire de Google Home un incontournable.

Google Home : un vrai assistant personnel

Au-delà de toutes ces interactions avec l’environnement, Google Home est également un véritable assistant personnel. Si vous gérez votre emploi du temps sur les services Google alors vous allez pouvoir tout organiser par la voix. Et ce dès votre réveil. Avec une simple question, Google Assistant vous fait un état des lieux complet de ce qui vous attend : « Ok Google, quel est le programme de ma journée ? ».

Là, l’assistant vous donne plusieurs informations : la météo, votre programme de la journée, les actualités du jour. Vous pouvez même personnaliser ces actualités en choisissant vos sources parmi une sélection préétablie. On peut moduler comme on le souhaite, hélas on ne peut pas ajouter des sources soi-même manuellement.

Vous pouvez ajouter des rendez-vous, programmer des réveils, déclencher un chronomètre, un compte à rebours, tout ceci par la voix. Cette dernière fonction s’est avérée extrêmement pratique lorsque j’ai cuisiné par exemple. Bref, Google Home s’avère être un vrai assistant personnel très efficace, même s’il reste perfectible.

Les limites de Google Home

Google Home a beau être plutôt fou, il n’est pas sans défaut. L’appareil en lui-même est très performant. Pas besoin de crier pour lui parler, la reconnaissance vocale est excellente, et on peut lui parler de loin. C’est plutôt au niveau des actions possibles et des services compatibles que les limites sont flagrantes en France.

De manière générale, les applications compatibles, même s’il s’agit des plus répandues, restent assez limitées. Les apps d’automatisation comme IFTTT ne sont pas encore disponibles en français non plus. Tout comme bon nombre d’autres applications tierces. Indisponibles aussi des fonctions comme le Bluetooth ou le multi-compte. On aimerait pouvoir lancer sa musique sur une enceinte Bluetooth de meilleure qualité que le Google Home lui-même.

Enfin, et c’est sans doute le point le plus important, le Google Home nécessite une connexion correcte pour un usage optimale. En fibre ou sur une box 4G tout va bien, les réponses sont instantanées, l’expérience très fluide. Mais si vous avez des débits très moyens chez vous, vous aurez des temps de latence entre vos questions et les réponses apportées par Google Assistant. Ce temps de réaction est également plus long lorsque vous demandez de mettre une musique ou un film en pause. C’est possible même avec un petit débit, mais l’expérience est beaucoup moins « wahou ! ».

Faut-il acheter le Google Home ? Ce n’est pas un objet indispensable aujourd’hui, clairement vous n’en avez pas besoin. Mais si vous souhaitez « être dans le futur » alors lancez-vous ! Pour 150 euros, Google Home va littéralement bouleverser votre quotidien. Vous allez voir toute la puissance de l’intelligence artificielle, et ce n’est que le début. Pour 150 euros, la technologie et l’expérience valent clairement le coup. Reste que dans un premier temps de nombreux utilisateurs vont en faire un simple outil de contrôle du multimédia. Et pour cela, il faut posséder un Chromecast. Comptez donc 35 euros de plus si vous n’en avez pas. Mais même à 185 euros pour un équipement complet, cela reste un prix juste, voire même abordable pour la technologie embarquée. Pour moins de 200 euros, on voyage dans le futur.

Bien évidemment, il n’est pas parfait mais Google se montre très réactif. La principale limite de l’appareil est sa jeunesse. Il vient à peine d’apprendre le français, il lui faudra donc un petit peu de temps pour apprendre les nuances de la langue mais également pour intégrer de nouveaux services. Mais même avec ces faiblesses, le Google Home devient indispensable après quelques jours d’utilisation.

  • Son design
  • Comprend bien les demandes
  • La pertinence des réponses
  • Un contrôle vocal (presque) total sur le multimédia
  • Son prix
  • Google Home apprend et évolue vite

  • Ne comprend pas toujours toutes les nuances de la langue française
  • Pas de prise en charge des applications tierces
  • Beaucoup de services français pas pris en charge
  • Pas de bluetooth

Pour conclure : Le Google Home va révolutionner votre maison. Grâce à lui, vous allez pouvoir prendre le contrôle par la voix de vos outils multimédias, profiter d’un véritable assistant personnel et contrôler votre maison. Toutefois, l’enceinte embarquant Google Assistant n’est pas parfaite. D’abord parce qu’elle vient tout juste d’apprendre le français et qu’elle ne saisit pas toutes les nuances. Par ailleurs, des fonctionnalités manquent par rapport à la version américaine, notamment la compatibilité avec certains services. La bonne nouvelle, c’est que Google va perfectionner Google Home au fur et à mesure du temps. Pour 149 euros seulement, si vous souhaitez faire un bon dans le futur, n’hésitez plus, le Google Home va changer votre quotidien.


5. L’assistant personnel Home Mini, la moins chère des enceintes intelligentes de Google

Petit, discret, le Mini propose les mêmes fonctions que son grand frère Home. Bien plus discrète que son aînée, l’enceinte ne mesure que 9,8 centimètres de diamètre, 4,2 d’épaisseur et pèse seulement 173 grammes. Elle est habillée d’un tissu en nylon, mais contrairement au Google Home, impossible d’acheter au mini de nouveaux habits pour les changer au gré de ses envies. Avec une taille aussi réduite, il est très facile de dissimuler le Mini dans un coin, invisible de tous. Un avantage pour ceux qui ne veulent pas forcément exposer l’objet au milieu de leur salon.

En revanche, autant abandonner l’idée d’écouter de la musique sur ce Home Mini. Le Home d’origine n’était déjà pas idéal pour cela, mais la qualité était acceptable pour un usage occasionnel. Cette version compacte ne servira à la rigueur qu’à écouter une émission de radio. Pour la musique, on repassera. Nos mesures de bande passante montrent en effet que les fréquences ne se concentre que dans les bas médiums, le reste est globalement aux abonnés absents. En revanche, ceux qui possèdent déjà une installation Hi-Fi trouveront certainement leur bonheur avec ce Home Mini qui pourra y diffuser de la musique.
À condition toutefois de disposer d’une Chromecast Audio connectée à son amplificateur (ou même à n’importe quel enceinte équipée d’une prise jack), en l’absence de toute sortie audio sur le Mini qui permettrait de le relier directement à l’ampli. Il faudra débourser 39 euros supplémentaires pour cet accessoire, sensiblement plus cher qu’un simple câble mais pas hors de prix non plus.

Pour le reste, on accède exactement aux mêmes fonctionnalités qu’avec le Home original. La reconnaissance vocale fonctionne toujours aussi bien, pas la peine de se tourner vers l’appareil pour l’interpeler. On peut alors lui demander de nombreuses choses : lire de la musique, noter un élément sur sa liste de course, écouter le bulletin météo et les dernières actualités ou bien trouver les horaires d’un magasin.

Un Assistant qui connaît toujours des limites

Malheureusement, les critiques relatives à Home restent de mise. On retrouve les mêmes difficultés à tourner ses phrases de façon à être compris par l’Assistant Google. On doit systématiquement réfléchir à formuler les phrases les plus simples et courtes pour s’adresser à lui. Le risque majeur de cette contrainte est de finir par ne plus utiliser le Home Mini, lassés qu’il nous réponde ne rien pouvoir faire pour nous.

  • Design Discret
  • Performance des micros

  • Qualité sonore perfectible
  • L’Assistant Google pas toujours pertinent

Pour conclure : à 59 euros, le Home Mini est un excellent moyen de découvrir l’Assistant Google, de façon ludique et à domicile, sans trop dépenser. La Home Mini est une proposition solide pour valoriser l’IA de Google et pousser les services et usages d’un majordome connecté. Peu coûteuse, compacte et propre au niveau de la restitution sonore, cette Google Home Mini est la machine idéale pour structurer un écosystème de produits connectés, allant des ampoules, de la TV aux enceintes en passant par les robots aspirateurs. Ceux qui ne sont pas équipé desdits objets connectés pourront toujours s’équiper à moindre frais de Chromecast pour faire l’interfaçage avec l’image et le son. L’appareil reste discret par sa taille, ce qui ne l’empêche pas d’entendre aussi bien nos questions que le Home original. On ne l’utilisera pas comme enceinte principale vus son manque de qualité sonore mais elle peut devenir le compagnon idéal de ceux qui possèdent déjà une installation audio et désirent contrôler à la voix la lecture de la musique. En ayant bien conscience des limites de l’Assistant Google qui comme ses concurrents ne fait toujours pas de miracles quant à ses aptitudes conversationnelles.