Les Meilleurs Préamplis Phono

Les vinyles reviennent à la mode, et quoiqu’en disent les mauvais esprits, c’est tant mieux ! La musique n’est pas la même sur tous les supports et pour les musicophiles, le matériel a son importance. Ce renouveau du tourne-disque a eu un effet secondaire assez inattendu en revanche : il a poussé les marques du secteur à développer les meilleurs préamplis phono, plus efficaces, mais surtout plus abordables.

Aujourd’hui, cette petite pièce d’équipement audio est plus performante et plus largement disponible que jamais : une aubaine pour d’autres amateurs du milieu. En effet, le préampli phono ne sert pas qu’aux amateurs de 33 tours : platines, guitare électrique, numérisation de cassettes audio…

Avec une offre plus riche que jamais et des modèles plus que satisfaisants sur toutes les gammes de prix, c’est le moment ou jamais de se décider à investir dans un préampli.

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Les meilleurs préamplis phono en 2020

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1. Audibax PP4000 – Un bon préampli phono d’entrée de gamme

  • Compact
  • Bonnes performances
  • Sortie Casque
  • Léger manque de basses

Ce préampli phono fait partie de la famille des mini-modèles, plus compacts que les versions pro. L’avantage ? Faciles à glisser au milieu d’un système son sans qu’il occupe toute la place. Et si l’on veut aménager un joli coin pour son tourne-disque, c’est un critère qui a son poids !

Présentation

L’Audibax convertir le signal de l’appareil d’origine en niveau de ligne pour toutes sortes d’usage. Et puisqu’il fait aussi office d’égaliseur RIAA – la norme de conversion propre aux lecteurs vinyles -, il se range dans la catégorie des Plug and Play : comprenez, on branche, et c’est bon.

La disposition de sa connectique est très classique, avec deux entrées et deux sorties son – gauche et droite – pour des câbles de type RCA. Il faut noter que ces câbles ne sont pas inclus, mais ils sont généralement bon-marché. Songez bien à vous munir de câbles qui disposent de ce qu’on appelle un fil de masse.

Le fil de masse est une petite prise en forme de fourche que l’on vient mettre en contact avec la vis terre du préampli, et aide à filtrer les bourdonnements et les interférences.

En bonus, on trouve aussi une sortie casque 6.35, qui peut être pratique pour certains usages. Par exemple, si vous numérisez un flux audio, cela permet de contrôler la qualité du son à la sortie de l’égaliseur, en temps direct.

En terme de performances brutes, l’Audibax présente de gros avantages dans cette gamme de prix. Avec un rapport signal/bruit de 70dB, il se classe parmi les meilleurs de sa catégorie. D’autant qu’il présente un taux de distorsion inférieur à 0,5%, une belle prouesse là encore.

Le résultat s’entend : le son est correctement calibré et, à l’oreille, correspond à la norme RIAA. Les plus pointilleux noteront peut-être de légères faiblesses dans les basses, mais rien qui ne puisse être corrigé depuis votre ampli.

Verdict

L’Audibax fournit des performances très satisfaisantes pour ce prix. Il fait partie des nouveaux préamplis phono qui proposent une qualité de son appréciable pour un budget modique. Les caractéristiques qu’il propose étaient, il y a encore une quinzaine d’années, réservées à des modèles beaucoup plus chers !

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2. Muslady Audiophile AK750 – Le préampli phono à petit prix

  • Performances correctes
  • Simple à utiliser
  • Qualité de son
  • Design perfectible

Le Muslady AK750 compte parmi les préamplis phono les moins chers de ce comparatif. Et si ses performances sont légèrement inférieures à celles d’autres concurrents, vous allez voir qu’il vaut quand même le détour.

Présentation

Clarifions d’abord un petit point de lexique. Le Muslady est un préampli de type MM. Qu’est-ce que ça signifie ? Que lorsqu’on l’utilise pour écouter des vinyles, ses performances seront meilleures si le tourne-disque dispose aussi d’une cartouche MM. Si ce n’est pas le cas, inutile de paniquer. De manière générale, il vaut toujours mieux favoriser un préampli phono MM plutôt qu’un MC.

En effet, un préampli MM – Moving Magnet – qui égalise le son d’un tourne-disque MC – Moving Coil – pourra présenter à la rigueur un léger manque de puissance. Mais un préampli MC va lourdement déformer et abimer le son d’un tourne-disque MM. C’est la raison pour laquelle, en-dehors de certaines niches, l’industrie se dirige vers une normalisation des préamplis MM.

Au niveau du design, on reconnaît que le Muslady va droit à l’essentiel en adoptant les mêmes caractéristiques que les leaders des préamplis phono pas chers. Un seul regret peut-être : la vis de masse est placée de manière assez maladroite par rapport aux ports RCA.

Autre petit point noir : on pourrait peut-être pointer l’absence d’une molette de réglage de volume, qui peut être pratique pour calibrer la qualité du son. C’est même plutôt audacieux de leur part : dans les entrées de gamme, il n’est pas rare qu’un modèle offre de nombreuses options de réglage pour pouvoir, en cas de résultat décevant, rejeter la faute à un consommateur peu averti.

En l’occurrence, pas de triche possible pour l’Audiophile : et il s’en sort malgré tout très bien. Avec une distorsion inférieure à 1%, soit quasi inaudible pour la plupart des amateurs, et un rapport signal bruit de 55 dB, il est dans la moyenne. Ces résultats ne sont pas excellents, mais feront largement l’affaire pour un petit setup musical avec votre tourne-disque ou votre platine.

Verdict

Le Muslady Audiophile est un préampli phono basique, mais efficace, qui devrait convenir à la plupart des utilisations casuelles. Dans les faits, il y aurait peu de raison de regretter cet achat. Si vous cherchez un modèle plus performant et plus polyvalent, il faut monter davantage en prix, et dépasser concrètement la barre des 50€. Celui-ci, qui vous coûtera moins de 30€, les performances sont tout à fait acceptables.

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3. LD SYSTEMS PPA2 – Un préampli phono pas cher avec sortie casque

  • Son très correct
  • Facile à utiliser
  • Sortie casque
  • Léger manque de souffle

Le LD SYSTEMS PPA2 est un autre préampli phono au prix surprenant. Jusqu’à récemment, il était très rare de pouvoir s’offrir un appareil à ce prix sans aller au devant de très mauvaises surprises. Ce n’est plus le cas aujourd’hui – mais qu’en est-il de ce modèle ?

Présentation

Ce petit préampli phono de 15cm à peine renferme de très bonnes surprises ! Et ce n’est pas son apparence ultra-sobre qui l’aurait laissé deviner. Sa connectique est classique, avec deux entrées phono et deux sorties ligne, ainsi qu’une vis de masse. Mais son avantage, c’est qu’il propose aussi une sortie casque : c’est le modèle le moins cher et le plus sérieux à offrir cette option.

L’autre point positif que l’on peut soulever, c’est la coque entièrement en métal. Et c’est une particularité qui n’a pas qu’un intérêt esthétique. Le métal présente l’avantage de réduire les interférences et les grésillements, notamment causées par l’électricité statique, la chaleur ou les ondes.

Sur le papier, il promet un rapport signal bruit de 70dB, un score tout à fait remarquable dans cette tranche de prix, et un taux de distorsion inférieur à 0.05% tout aussi satisfaisant.

S’il affiche un output stable à 75dB, méfiance. Le résultat se situe en réalité autour de 70-72. Une approximation qui ne fera aucune différence pour écouter sa musique, mais qui pourrait avoir une influence sur le mixage des sons ou le post-traitement. C’est une donnée qui confirme que, même si c’était attendu dans une catégorie petit budget, ce préampli phono ne conviendra pas à ceux qui souhaitent en tirer un usage pro.

À l’écoute, les musicophiles noteront peut-être léger manque de punch dans les aigus, et quelques latences de souffle également, mais le résultat général n’en est pas moins très satisfaisant.

Verdict

Tout petit prix, tout petit préampli. Alors quels sont ses principaux avantages ? C’est un appareil sans prise de tête, très facile à installer, qui conviendra largement à un petit setup musical pour vos platines ou votre tourne-disque. Attention cependant à prévoir un câble RCA muni d’un fil de masse : les bourdonnements, légers sur certains modèles plus coûteux, deviennent ici franchement gênants. Pour le coup, vous n’allez malheureusement pas pouvoir y couper.

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4. Muslady PP500 – Le préampli phono pas cher pour vinyles et guitares

  • Prise pour guitare
  • Molette de réglage
  • Son très correct
  • Gain légèrement faible

C’est un autre Muslady qui a gagné sa place dans notre palmarès. Mais pas de redondances : vous allez voir que ce préampli phono, un peu plus cher que l’Audiophile de la même marque, présente plusieurs options très intéressantes.

Présentation

Et la première chose que l’on remarque, c’est la connectique, plus inclusive. En plus des ports d’entrée phono et de sortie line, elle offre en effet la possibilité de brancher sa guitare en TRS. Très pratique pour les touche-à-tout qui n’ont pas envie de s’encombrer de plusieurs préamplis phono : celui-ci fait l’affaire tant pour des platines, des tourne-disques que des guitares électriques.

On note aussi, évidemment, la présence de molettes de réglage tant pour l’input que pour l’output. Ça ne rend pas l’appareil plus difficile à utiliser : il s’agit simplement d’une option d’optimisation du volume, pour trouver le point d’équilibre où le son est le plus propre. Ça permet aussi de contourner les quelques petites lacunes de l’appareil au niveau de la qualité du son.

Avec un taux de distorsion inférieur à 1% et un ratio signal bruit de 65dB, c’est loin d’être la catastrophe. Mais à des volumes élevés, vous allez sans doute vouloir jouer avec les réglages pour améliorer la pureté du son.

Il a aussi une légère tendance à perdre une partie de la puissance sonore, ce qui oblige à régler l’input plus fort que l’output, au risque d’augmenter légèrement l’effet de bruit. Ça n’aura rien de dérangeant pour écouter des vinyles, mais c’est un facteur à prendre en compte si l’on prévoit de s’en servir pour du traitement numérique.

Verdict

Dans l’ensemble, le Muslady n’est pas un préampli phono parfait. Mais il a l’avantage d’être très polyvalent et de fournir des performances tout à fait acceptables. On le réservera, bien sûr, à un usage strictement non-professionnel : mais pour moins de 40€, on ne s’attendait certainement pas à mieux !

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5. Douk Audio T3 Pro – Un superbe préampli phono avec tubes à vide

  • Design superbe
  • Mediums très clairs
  • Performances correctes
  • Léger bruit à volume élevé

Douk est une marque bien connue du milieu des amateurs de vinyles, et s’est fait une assez bonne réputation pour être copiée – voire reconditionnée – par les concurrents de certaines sous-marques ! Le préampli phono de Douk se situe à la lisière de l’entrée et le milieu de gamme, avec des prix qui varient entre 50 et 100€. De fait, il est souvent dans le viseur des pros, qui ont tendance à l’éviter, mais il jouit d’un franc succès auprès des amateurs. Pourquoi ces divergences ? Vous allez vite le comprendre.

Présentation

La première chose que l’on remarque, c’est la présence de deux mini-tubes à vide rétro-éclairés, avec une finition chrome et bronze du plus bel effet. Les tubes à vide, c’est un héritage d’une technologie très ancienne, voisine de celles des transitors. À une époque, cette technique d’amplification du son – qui implique ce qu’on appelait communément des « lampes » – était encore le meilleur moyen de récupérer un signal faible et de le décupler. Comme les radios du début du siècle dernier.

Depuis, bien sûr, d’autres matériaux ont permis de contourner les quelques désavantages de cette technologie, notamment sa fragilité. Mais il est intéressant de constater que la vague de nostalgie sur laquelle le vinyle surfe en ce moment a aussi remis les lampes au goût du jour. En général, il faut viser les appareils très haut-de-gamme pour en bénéficier, et Douk fait ici partie des très rares modèles sérieux à le proposer.

Ici, le système de lampes est bien sûr complémentaire d’une technologie plus moderne et commune à tous les préamplis phono : il ne s’agit pas d’une pièce de musée. Et avec un respect très satisfaisant de la norme RIAA – avec moins d’1% de distorsion et un ratio signal bruit de 60dB – on peut en être sûr. Les résultats sont cependant légèrement en-deça de ce qu’on peut attendre d’un préampli dans cette tranche de prix.

Si vous jouez des disques bon marché, même de seconde presse, vous devriez constater une nette amélioration du son. Sur de très bons vinyles, le résultat risque d’être un peu plus mitigé.

Les tubes à vide font bien leur travail sur les mediums – et c’est leur fonction première – qui ont une clarté exceptionnelle. En revanche, lorsqu’on augmente le volume, on perd un peu en propreté, avec la présence d’un léger grain parasite. Rien de très grave pour un usage occasionnel, mais regrettable pour un véritable audiophile.

D’autant que les options de réglage sont un peu légères, avec une unique molette de réglage de l’output.

Verdict

Ce modèle est un gros coup de frime. Et il n’y a pas de mal ! La qualité du son est somme toute très correcte, les tubes à vide fonctionnent bien, et c’est une véritable prouesse d’en bénéficier dans cette gamme de prix. Si vous cherchez le préampli phono le plus précis pour moins de 100€, orientez-vous plutôt vers le Pro-Ject ou l’Audibak. Mais si vous voulez soigner le design de votre coin vinyle, autorisez-vous à craquer : ses petits défauts ne gâchent pas le plaisir visuel, loin de là.

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6. Pro-Ject Box – Le meilleur préampli phono d’entrée de gamme

  • Son exceptionnel
  • Super design
  • Construction dual-mono
  • Peu de bruit
  • Peu de réglages

Quand on pense à Pro-Ject, on ne pense pas uniquement à un préampli phono. La marque a une très bonne réputation dans le domaine tourne-disques, souvent excellents et disponibles à petit prix. C’est tout naturellement qu’ils proposent des préamplis tout aussi efficaces pour compléter son setup.

Présentation

Le premier avantage technique de Pro-Ject, c’est l’utilisation, de bout en bout, de composants réputés pour leur action dans la réduction du bruit. Le tout, au service d’une qualité de son supérieure.

Si on s’aventurait à ouvrir le boîtier – ce qui est fortement déconseillé – on découvrirait un design dual mono. Concrètement, qu’est-ce que ça signifie  ? Que le système électrique et fonctionnel est complètement isolé du système sonore, pour une réduction du bruit totalement matérielle.

Le résultat est au rendez-vous, puisque le Pro-Ject affiche un ratio signal bruit de 80dB, un résultat supérieur à la grande majorité des préamplis phono disponibles à moins de 100€. D’autant que ce choix de construction est généralement réservé à des modèles beaucoup plus coûteux !

L’extérieur est entièrement métallisé, pour améliorer encore davantage la pureté du son. Mais la petite touche esthétique qui décidera tout à fait les audiophiles, ce sont les ports RCA, plaqués or. Un petit clin d’oeil vintage qui n’est pas sans rappeler celui de Marshall, par exemple.

Il se glisse donc dans la catégorie semi-pro à un prix qui défie toute concurrence. Et pourtant, il est facile à utiliser, sans prise de tête, et s’installe en un clin d’oeil.

Au son, on trouve de beaux graves, mais surtout des basses bien présentes et calibrées. Ces-dernières sont généralement un peu atténuées sur vinyle : l’occasion de redécouvrir ses morceaux préférés avec une touche de modernité et de propreté.

Verdict

Dans l’ensemble, c’est sans doute le meilleur préampli phono disponible sur le marché pour un prix grand public. Là où certains concurrents jouent sur l’apparence et cachent leurs lacunes, le Pro-Ject n’a pas tout misé dans son design et s’est contenté de petits clin d’oeil appréciés. Sa plus grande force se trouve à l’intérieure. C’est un préampli qui promet une grande durabilité, et qui offre un des meilleurs sons pour ce prix-là.

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7. Musical Fidelity – Le meilleur préampli phono de milieu de gamme

  • Qualité sonore exceptionnelle
  • Taux de distorsion minimal
  • Construction de qualité
  • Compatibilité MC et MM intégrée
  • Alimentation fragile

Avec le Musical Fidelity V90-LPS, on monte en gamme. Fabriqué l’entreprise britannique du même nom, très renommée dans le milieu, ce préampli phono se situe à la lisière entre le milieu et le haut de gamme. Et plusieurs de ses caractéristiques qui ne devraient pas laisser les pros indifférents.

Présentation

Avec son design élégant, le Musical n’a pas pour vocation de se faire discret. Là où la plupart des préamplis s’efforcent de se faire petit, lui entre dans la catégorie des appareils qu’on peut exposer sans honte aux côté de son setup audio.

Pourtant, sur le plan technique le Musical Fidelity est un phono exceptionnel pour une très bonne raison : il saura se faire oublier entre votre tourne-disque et vos enceintes. Sa construction a été faite de sorte à ce que le signal reste propre, et transparent, pour bénéficier d’un son précis et profond.

Sur le papier, ce préampli phono a une ligne RIAA proche de la perfection, avec une distorsion exceptionnellement basse et un taux de bruit qui défie de très loin les modèles d’entrée de gamme.

Il a aussi l’avantage de disposer de deux modes de compatibilité pour les cartouches MM et MC, pour profiter de la meilleure qualité de son quel que soit le type d’appareil que vous utilisez. Il suffit pour cela de brancher les prises RCA sur leur port respectif, selon la nature de la cartouche.

Les performances sont très appréciables, avec un ratio signal bruit supérieur à 80dB, et un taux de distorsion inférieur à 0.25. On entre dans une catégorie suffisante pour certains travaux professionnels.

Le résultat est audible : ce préampli offre des basses généreuses, des mediums équilibrés et des aigus cristallins, même à un volume relativement élevé.

Seul regret s’il fallait en formuler un : l’alimentation est un peu cheap pour un produit à ce prix-là, et semble un peu fragile. Heureusement, il s’agit d’un simple Power Jack 1.3 non propriétaire qu’on peut facilement remplacer en cas de pépin.

Verdict

Le Musical Fidelity est le meilleur préampli phono semi-pro : polyvalent, complet et d’une fiabilité à toute épreuve, il conviendra même à des numérisations de qualité. Ces performances ont un prix : il est 4 à 5 fois plus cher que les modèles d’entrée de gamme que nous avons rassemblés dans ce comparatif.

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8. Yamaha WCX-50 – Le meilleur préampli phono sans fil

  • Large choix de connectique
  • Sortie Subwoofer
  • Son riche et fidèle
  • Qualité de construction
  • Port USB à l’arrière

Yamaha est depuis longtemps une marque incontournable dans le domaine de l’électronique audio grand public. Le préampli phono WCX-50 est un exemple de leur savoir-faire, mais aussi de leur volonté de s’imposer comme leaders en terme de connectique, de fonctionnalité et de design.

Présentation

Le Yamaha WCX-50 s’écarte un peu des autres préampli phono dont nous avons parlé jusque là. Il est, avant toute chose, beaucoup plus cher, et s’adresse à un public un peu différent. Là où les autres préamplis ont été jugés sur leur simple capacité à transformer le signal d’une platine ou d’un tourne-disque, et à se faire discrets, le Yamaha a clairement d’autres vocations.

Et le premier élément qui nous permet de l’affirmer, c’est sa vaste connectique. Avec une antenne WiFi amovible, il est compatible avec l’appli de Streaming MusicCast, mais aussi avec AirPlay, Spotify, Sirius XM, Juke et Pandora. La possibilité de le coupler en réseau avec d’autres appareils audio en fait la pièce centrale d’un système phono haut de gamme. En effet, il est aussi compatible avec la plupart des Home Systems – comme Alexa ou Nest – et dispose d’une connectique Bluetooth.

En terme de filaire aussi, il se montre généreux. En plus des entrées phono et sorties line, on trouve un Coax out, USB, Ethernet, un Trigger 12V input et output, mais surtout une sortie spécifique pour un subwoofer. Le câble d’alimentation est équipé d’une prise à broche : si vous n’êtes pas satisfait de la qualité du son au premier abord, vous pouvez essayer de le retourner, c’est un problème récurent mais facile à corriger. Le seul point noir réside dans la position du port USB, à l’arrière de l’appareil. C’est loin d’être pratique pour brancher et débrancher votre espace de stockage.

On peut contrôler les options d’output via l’app, la télécommande de l’appareil, ou les molettes de réglage.

En terme de qualité sonore, bien entendu, il est impeccable. Yamaha a cette qualité rare : même sur les produits qui proposent des options supplémentaires, ils s’efforcent d’offrir d’excellentes performances de base. Ce n’est pas le cas de toutes les marques, et c’est applicable à tous les domaines de l’électronique : on peut dire de Yamaha qu’elle propose des produits coûteux, mais sanas compromis.

Le son est riche, fidèle, avec un bon timing et de l’énergie. La clarté du son est constante à travers toutes les fréquences, que ce soit des basses profondes ou des voix claires. Et de manière générale, vous obtiendrez des résultats très satisfaisants avec une installation sans prise de tête. Le seul point sur lequel vous aurez peut-être à effectuer des réglages, c’est sur les aigus, qui seront influencés en partie par votre choix de câble. Mais c’est toute la beauté d’un bon système son matériel, et non numérique : il y a toujours moyen d’améliorer votre setup. On ne peut pas dire la même chose d’un logiciel d’encodage !

Verdict

Le Yamaha WXC-50 s’adresse à ceux qui veulent un système son sans compromis et qui sont prêts à y investir de l’argent. Dans ce domaine, c’est le meilleur préampli phono haut de gamme grand public, sans hésitation.


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Guide d’Achat : tout ce qu’il faut savoir sur un préampli phono avant d’en acheter un

Avec le grand retour du vinyle de ces dernières années, toute une nouvelle génération se lance dans l’aventure du tourne-disque. Mais nous sommes maintenant bien habitués à la logique du Plug and Play, sans prise de tête. L’idée de concevoir tout un système son, avec de vrais câbles physiques, et d’affronter un lexique obscur en cas de pépin, peut en rebuter plus d’un.

Pourtant, c’est bien une petite contrariété qui va de pair avec l’excellence du son analogique, qui passe forcément par un bon matériel. Vous allez le voir, choisir un bon préampli phono n’est pas pour autant une étape particulièrement difficile.

Déterminer le préampli phono qu’il vous faut

Les préamplis phono dont nous avons parlé dans ce comparatif s’adressent à ceux qui veulent relier un tourne-disque, une platine, ou dans certains cas une guitare, à un système son classique. En revanche, il y a une grande variété de produits, tous adaptés à des usages différents. Par exemple, s’il s’agit de connecter un micro, il vous faudra un préampli adapté, et on tombe dans une autre catégorie.

La première chose à déterminer, c’est si vous avez besoin d’un préampli phono. Certains tourne-disques ou platines en ont un intégré, que vous pourrez utiliser. C’est le cas d’un grand nombre de table de mixage par exemple. Comment le savoir ? Il suffit de vérifier si vous avez une sortie intitulée « Phono ».

Ce sera le cas avec certains tourne-disques modernes : soyez prévenus cependant qu’un appareil avec un préampli phono intégré seront souvent beaucoup plus coûteux. Faites bien le calcul, dans la mesure où vous pourrez en trouver d’excellents à partir de 75€.

Les différents types de préamplis phono

Il y a deux types de préamplis phonos. Pourquoi ? Parce qu’il existe deux types de cartouches qui permettent à votre tourne-disque de lire les vinyles. Vous êtes sans doute déjà tombés sur des références aux MM – Moving Magnet – et MC -Moving Coil. La plupart des tourne-disques sont équipés d’une cartouche MM depuis les années 70.

Tous les préamplis phono MM peuvent prendre en charge une cartouche MC, même si l’on conseille une compatibilité explicite du produit. Sinon, vous courrez le risque de ne pas bénéficier de la même puissance. L’inverse n’est pas vrai : pour une cartouche MM, vous ne pouvez pas utiliser un préampli phono MC, au demeurant assez rare.

Déterminer le gain nécessaire

Le gain, pour simplifier, détermine la capacité du préampli phono à augmenter le signal. Pour déterminer le gain, vous allez devoir prendre en compte deux paramètres.

Le niveau sonore de l’appareil de base, d’abord. S’il est déjà relativement haut, vous n’aurez pas besoin d’un gain aussi élevé pour atteindre un niveau d’écoute confortable. Prenons un exemple. Vous avez un tourne-disque avec une cartouche MC avec un output affiché à 3mV – milliVolt. Avec un préampli phono MM classique, en théorie, vous pouvez traiter le son de votre tourne-disque. Mais le gain de ces appareils tourne généralement autour de 40dB, ce qui sera insuffisant. Pour un setup MC à MM, comptez environ 20dB supplémentaire. Vous savez donc qu’il vous faut un préampli phono MM 60dB. Les tables de conversion mV à gain en dB sont trouvables assez facilement.

Notez que pour un gain plus élevé, il faut généralement s’orienter vers un préampli phono plus cher. Plus il offre de gain, plus il doit être de bonne qualité pour ne pas subir de distorsions.

Connectique sans-fil

Depuis peu, la connectique sans-fil commence à se faire une place dans les préamplis phono. Jusque là réservée aux modèles les plus chers, on commence à les retrouver dans des préamplis grand public.

Notre avis pour le moment : ne vous laissez pas tenter par un modèle à moins de 200€ qui propose une connectivité sans-fil. Vous risquez de payer le prix de ce petit confort en qualité de son : et c’est quand même le plus important.

Il faut garder à l’esprit qu’un préampli phono est un appareil électrique. La qualité des composants, l’efficacité du circuit et de l’isolement peut être optimisée, mais passé un certain cap il n’y a pas de secret : il faut y mettre le prix. Sans quoi vous sacrifiez la qualité du son ou la durabilité des composants.


FAQ : on répond aux questions que vous vous posez  sur les préamplis phono

Qu’est-ce qu’un préampli phono ?

Un préampli phono est un petit boîtier électrique qui égalise et prépare un signal faible à une amplification importante. Il convertit un signal électrique le long d’une ligne mathématique, qu’on appelle RIAA. Cette norme, si elle est bien appliquée, permet au son d’être traité sans distorsion et avec un minimum de bruit par un amplificateur classique.

En soi, le système est relativement simple. On trouvera au minimum deux entrées RCA, connectées à l’appareil émetteur – que ce soit une platine, une guitare, un micro ou un tourne-disque – et deux sorties RCA connectées à l’ampli.

Comment fonctionne un préampli phono ?

Un préampli phono est un amplificateur de signal. Il est composé de deux parties. Un amplificateur électrique, qui augmente la sortie en Volt, comparable à ce qu’on trouverait dans le domaine de l’électronique ; et un égaliseur.

L’égaliseur agit en premier. Il traite le signal entrant de sorte à l’amener le long d’une ligne donnée – dans le cas des tourne-disques, une norme RIAA. L’amplificateur, ensuite, augmente électriquement ce signal par un gain de voltage. Par exemple, un tourne-disque 5mV ne pourrait pas sortir un son à 0.5V sans de sévères distorsions, dues à l’extrapolation imparfaite du signal sonore. Le préampli va s’occuper de cette tâche à part, avec un voltage suffisant pour alimenter un ampli.

La plupart des préamplis phono ont tendance à avoir les mêmes caractéristiques de fonctionnement. En soi, on pourrait les penser interchangeables, mais prudence. Le niveau de l’output et l’impédance de l’input peuvent rester les mêmes d’un modèle à l’autre, mais un préampli est généralement spécifique à un type d’appareil sonore. Vous vous rendrez vite compte, à l’essai, qu’un préampli phono pour guitare n’est pas adapté à un micro.

Quelle est la connectique idéale d’un préampli phono ?

Il y a 4 types de connexion essentiels à un préampli phono. XLR, TRS, TS et RCA. Tous peuvent être des entrées « Line ».

Les entrées XLR et TRS sont catégorisées comme Équilibrées. Ce n’est pas un jugement de valeur, mais un terme technique. On trouvera rarement un port XLR seul, sauf sur les préamplis pour micro. Sinon, ce sera en général une extension d’une installation RCA. Vous retrouverez en revanche la norme TRS, sous le format TRS 1/4, sur les préamplis adaptés pour guitare électrique et basse.

Les ports RCA, eux, sont les plus courants, et sont adaptés pour des tourne-disques ou des platines, mais aussi pour certains micros. La norme TS peut aussi servir, mais c’est une norme beaucoup plus rare sur le marché.

Qu’est-ce qui fait un bon préampli phono ?

Le premier critère d’un préampli phono concerne la qualité et la constance de son égaliseur. En d’autres termes, sa précision et son détail sur toutes les fréquences, des basses aux aigus.

De nos jours, il existe peu de mauvais préamplis phonos dans cette catégorie : la plupart des égaliseurs fournissent au moins un résultat correct.

Le deuxième point, en revanche, concerne la réduction du bruit, qui se fait par deux facteurs déterminants au moment de l’achat.

D’abord, il faut une bonne isolation matérielle du préampli pour réduire les interférences : un boîtier en métal est encore le moyen le moins cher et le plus efficace pour s’en assurer. La présence d’un fil de masse sur le câble RCA est aussi un avantage, à condition que le préampli phono soit équipé d’une vis ! On peut le voir comme une prise terre, qui élimine le surplus électrique.

Ensuite, il faut une bonne compatibilité électrique entre les différents composants de votre setup. Si vous saturez le signal, c’est à dire que vous « demandez » trop de volts à un préampli qui en envoie trop peu, vous obtiendrez un son désagréable et des interférences.

Comment installer un préampli phono ?

Les deux ports Input servent à brancher les câbles RCA reliés à votre appareil émetteur : un tourne-disque ou une guitare électrique. Les deux ports Output, eux, doivent relier votre ampli, enceinte, ordinateur… Et voilà ! En soi, c’est extrêmement simple.

Il faut prendre en compte quelques subtilités, cependant, lorsqu’on place son préampli phono. Quelques précautions peuvent permettre de réduire les interférences et d’optimiser facilement votre setup.

Ne placez jamais votre préampli sur un appareil équipé d’un amplificateur, comme une enceinte. Ils contiennent souvent un gros transformateur qui va émettre un bourdonnement ou un ronflement électrique. Si votre préampli est peu ou mal isolé, il va intégrer ce son au signal sonore sous la forme d’interférences. La même règle s’applique aux fils électriques, aux accumulateurs d’ordinateur…

Évitez aussi de trop optimiser votre cable-management, par exemple en attachant ensemble une prise son et une alimentation. Idéalement, ces deux câbles ne doivent jamais être en contact. Il faut aussi éviter de les faire courir en parallèle, ou de les croiser.

Autre précaution : ne branchez pas votre préampli phono sur un appareil déjà amplifié. Les préamplis sont des appareils sensibles dont les composants électriques sont prévus pour la gestion d’un voltage bas. Si vous le branchez sur une chaîne Hi-Fi, par exemple, vous risquez de les endommager durablement.

Combien coûte un préampli phono ?

Si votre platine ou votre tourne-disque ne dispose pas d’un préampli phono, il est possible d’en acheter un séparément à partir de 25€.

Ce qui va déterminer le prix de votre préampli sono va se jouer entre deux données : le ratio signal bruit, qui détermine le volume et la présence des interférences, et le gain.

Pour obtenir plus de 75dB de ratio, il faut s’orienter vers des modèles au-dessus de 100€, tandis qu’un gain significatif sera disponible à partir de 75€. Ces deux critères devraient vous permettre d’affiner votre recherche et de trouver le modèle qui vous convient pour un prix assez modique.

Si vous cherchez une qualité de son exceptionnelle, comme dans tous les domaines, il n’y a pas de limite. Par exemple, le Audio Research Reference Phono 3 est vendu à près de 16 000€. Ça laisse rêveur !

Si vous n’avez pas besoin d’un gain très élevé, un modèle basique autour de 30-40€ devrait se révéler amplement suffisant.

Où acheter un préampli phono ?

Les magasins de musique peuvent être une option, mais ils ont leur limite. Les usages sont généralement très spécifiques, ou trop qualitatifs pour ce que vous recherchez. Les magasins spécialisés, pour le rock par exemple, risquent également de proposer des modèles beaucoup trop chers et performants, classés dans une catégorie semi-pro.

À l’inverse, nous conseillons d’éviter complètement les magasins de Hi-Tech, souvent spécialisés dans le Plug and Play – enceintes, casques… – et peu à même de faire une sélection satisfaisante pour des produits de niche comme un préampli.

L’idéal ? Identifiez ce dont vous avez besoin et cherchez le meilleur modèle en ligne. Vous avez de grandes chances de faire de meilleures affaires.

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